Meilleurs vœux

Ma cheffe en rigole encore à chaque fois qu’elle raconte cette anecdote. À l’époque, elle gérait une copro où une dame âgée refusait obstinément de payer ses charges depuis des années. Sa passion ? Tout contester devant le tribunal : appels de fonds, AG… un vrai marathon judiciaire. Forcément, les relations entre ma cheffe et cette copropriétaire sont aussi cordiales qu’un duel au Far West. Et puis, arrive la période des fêtes. Comme chaque année, les appels de fonds portent la mention “Meilleurs vœux pour l’année …”. Rien d’exceptionnel, me direz-vous ? Sauf que Madame a vu dans cette simple formule de politesse une attaque personnelle, une provocation calculée digne d’un plan machiavélique. Résultat ? Elle a foncé au commissariat pour porter plainte ! La policière, visiblement peu habituée aux plaintes pour “vœux agressifs”, a eu bien du mal à garder son sérieux en appelant ma cheffe. Verdict ? Pas de plainte mais une main courante a été enregistrée malgré tout. On ne sait jamais, au cas où les “Meilleurs vœux” récidiveraient l’année suivante…

Par Antony M.

Copropriété de 2014

Bonjour, nous avons eu le remise des clés le 11 juillet 2014 pour l’achat de notre premier logement. Nous faisons le tour de notre l’appartement T3 pour voir d’éventuelles malfaçons. Nous constatons quelques soucis qui part la suite ont été réglé, par contre les parties communes une catastrophe, il y a beaucoup de malfaçons et tt tombe en ruine, l’ascenseur en panne depuis au moins 8ans. La copropriété est ouverte sur l’extérieur elle fait 4 étages et au quatrième il n’y a pas de toit, c’est à dire dès que l’ascenseur s’ouvrait et qu’il pleuvait l’eau rentrait dedans et la carte graphique ou mère je ne sais plus à griller ce qui est logique en soit. Sur les extérieurs entre chaque étages il y’a des panneaux coupe feux traité en bois et tt pourri avec des champignons qui poussent et les panneaux tombent entre chaque étages c’est super dangereux, nous avons ouvert une D.O ( Dommages Ouvrage) qui suit son cours depuis plusieurs années, le prochain jugement sera en 2026 il y’a de grandes chances que les différents prestataires qui se rejettent la balle fassent appel, tt le chiffrage est fait nous approchons le million avec l’inflation, ttes les parties communes seront refaites car très mal pensé par l’architecte heureusement nous sommes dans la décennale, sympa quand nous voulons vendre notre appartement affaire à suivre nous croisons les doigts pour vendre rapidement avec en notre possession les plans final de la copropriété

Par Céline M.

Quel bon coin !

Dans notre immeuble en copropriété il y a un grand local en sous sol près des caves et des poubelles, il sert de local à vélos et permet aussi d’entreposer des meubles le temps de voir (1 semaine maxi 15 jours) ce que l’on veut en faire.
Bref, ayant changer de buffet, je descend l’ancien pour le vendre sur LE BON COIN.
Le samedi suivant, quelle n’est pas ma stupeur lorsque je vois un couple embarquer mon meuble sur une remorque.
Ni une ni deux, je vais à leur rencontre, gentiment bien sûr, et je leur demande ce qu’ils font avec mon meuble.
Le couple me dit alors qu’ils l’ont acheté sur LE BON COIN .
Je leur demande le prix et qui leur a vendu mon meuble.
A la suite de leur réponse je vais voir ma voisine qui me dit que c’est son meuble, il était dans l’appartement qu’elle vient d’acheter, que les artisans venus faire les travaux chez elle l’ont descendu, bref une histoire rocambolesque…
Pour finalement me dire, il faut mettre un mot sur vos meubles…
J’ai récupérer la somme de la vente de mon meuble, une épine en moins pour la vente, et une histoire à raconter entre amis et ou entre voisins, mais pas avec ma voisine de l’histoire.
Cela a quelque peu changé ma façon de la voir…

Par CATHERINE M.

Président du conseil syndical culoté

Depuis le printemps dans notre copropriété, nous étions tous très dérangés par des bruis toute la journée de cris qui pouvaient ressembler à des ébats sexuels mais aussi de la douleur, nous étions assez inquiets, surtout que les bruits se déplaçaient dans un appartement traversant.

Plusieurs résidents en parlent ensemble et il se trouve que ces bruits viendraient du président du conseil syndical. Mon mari et moi avons du mal à imaginer que ce soit possible, ce garçon est très sérieux, il a un poste à responsabilité, il est très poli, aimable avec un langage soutenu, un peu le “gendre parfait” pourrait on dire.

Finalement nous avons dû le voir pour le croire, en plein été nous étions obligé d’entendre et voir défilé des hommes qui partaient en courant, jusqu’à une nuit où c’était sûrement un peu trop violent, car nous avions retrouvé du sang dans les escaliers…

Conclusion nous ne savons jamais ce qu’il se passe chez nos voisins, quel que soit leurs apparences, leurs métiers, leurs paroles, leurs cultures…

Par Charlotte B.

Le pot des disputes

C’était un samedi matin comme les autres dans notre résidence, jusqu’à ce que la voisine du 3ème étage découvre qu’un de ses pots de fleurs avait disparu. Un simple pot, certes, mais elle était furieuse, convaincue qu’il s’agissait d’un acte de malveillance. Très vite, elle convoque une “assemblée de crise” dans le jardin commun.

En un rien de temps, les soupçons fusent et les tensions montent. Un éclat de rire surgit : c’était Paul, l’adolescent du 4eme. Il tenait le pot incriminé… avec une plante en plastique à moitié déterrée. “Je l’ai pris pour mon exposé, je voulais expliquer les différentes couches de terre. Mais je vous jure, je comptais le remettre !”

Après un instant de silence, tout le monde éclata de rire. Depuis, le pot de fleurs est devenu une sorte de mascotte de la résidence : il trône fièrement dans le hall d’entrée, rebaptisé “le pot des disputes.” Une anecdote qui a, au final, renforcé les liens entre voisins… au moins jusqu’à la prochaine assemblée générale.

Par Jennifer P.

La guerre des nons

Dans un immeuble de copropriété, un événement inattendu s’est produit lors de l’élection du nouveau conseil syndical. Pour la première fois, les copropriétaires ont décidé de donner des noms aux différentes parties communes de l’immeuble afin de créer un sentiment d’appartenance.

La réunion a commencé calmement, mais lorsque le sujet des noms a été abordé, une vive discussion a éclaté. Monsieur L., un résident de longue date, proposa de nommer le jardin “Le Jardin des Souvenirs” en hommage aux moments passés ensemble. Cependant, Madame B., une nouvelle copropriétaire, a suggéré “Le Jardin de la Paix”, arguant qu’il était important de promouvoir l’harmonie entre voisins.

Au fil des échanges, les propositions sont devenues de plus en plus extravagantes. Monsieur D. a même proposé de nommer l’ascenseur “L’Ascenseur des Émotions”, ce qui a provoqué un fou rire général. Les voisins ont commencé à rivaliser d’imagination, et des noms comme “Le Hall des Rêves” et “La Cour des Miracles” ont été évoqués.

Finalement, après de nombreux rires et quelques désaccords, un compromis a été trouvé. Le jardin a été nommé “Le Jardin de l’Amitié”, symbolisant l’esprit de communauté qui régnait dans l’immeuble. Cette anecdote a non seulement renforcé les liens entre les copropriétaires, mais a aussi mis en lumière l’importance de la communication et de la coopération dans la gestion d’une copropriété.

Par Gary L.

Bienvenue dans le métier de syndic

Un après-midi d’automne nous sommes partis en assemblée générale chez un copropriétaire qui nous accueille.

Je dis nous il s’agit d’une collaboratrice, arrivée fraîchement une semaine auparavant pour son alternance et moi-même gestionnaire.

Comme toute assemblée générale nous démarrons par l’émergement de la feuille de présence.
Durant le tour de table pour la signature de cette feuille, L’un des copropriétaires considère que l’adresse indiquée sur la feuille de Présence n’est pas la bonne et oui, un immeuble à un angle de rues à 2 adresses potentielles.
Alors que ce copropriétaire souhaite modifier la feuille démargement je lui retire délicatement afin de ne pas lui permettre de surcharger cette feuille.

Et là quelle surprise le copropriétaire en question se considère menacer et indique vouloir faire appel à la maréchaussée.

Le ton monte un petit peu mais rien ni fait, le coproprietaire appelle la gendarmerie. Je me dis en pleine après-midi la gendarmerie a autre chose à faire. Mais là quelle surprise deux minutes après, Nous entendons le deux ton tout le monde se regarde. Devant la porte vitrée du copropriétaire qui nous hébergeait pour l’assemblée générale, se trouve deux gendarmes qui demandent à accéder à l’appartement. En personne poli les gendarmes sont accueillis et nous leur donnons des explications sur la situation. Nous présentons d’une manière globale toute la situation. Devant les gendarmes le copropriétaire qui s’était senti menacé demande à ce que ma collaboratrice ne participe pas à l’assemblée générale aux prétextes qu’elle n’est pas copropriétaire. Les gendarmes me sollicitent afin de savoir quelle est son rôle. Je leur précise qu’elle réalise sa formation en alternance. Il faut également préciser que le copropriétaire en question était également accompagné.

Devant la situation générale qui risquait de ne pas nous permettre de tenir convenablement l’assemblée générale nous avons convenu avec ma collaboratrice qu’elle pouvait se rendre disponible et rentrer au bureau et que je finirai l’assemblée générale seule avec les copropriétaires uniquement il en a donc été de même avec la personne qui accompagnait le copropriétaire ayant appelé la gendarmerie.

Ce fut une belle découverte du métier de syndic de copropriété pour une personne en alternance.

Par Laurent P.

Le voisin mélomane et ses concerts de flûte

C’était une belle fin d’après-midi, le soleil se couchait doucement sur cette ravissante copropriété, et j’étais en plein milieu d’une visite plutôt prometteuse. Le couple que j’accompagnais semblait enchanté par la luminosité du salon et l’agencement idéal pour leur projet de bureau à domicile. Tout se passait à merveille… jusqu’à ce que le premier coup de flûte résonne.

Au début, ce n’était qu’un petit sifflement, à peine perceptible. Mais en quelques secondes, le son est monté en puissance. Une mélodie baroque, enjouée mais… légèrement dissonante, s’est mise à envahir l’espace. C’est alors que j’ai compris : le voisin mélomane était entré en scène.

Vous voyez, à 18h tapantes, chaque soir sans exception, ce voisin du troisième étage sort sa flûte traversière pour un “concert” improvisé. Il fait partie de ces passionnés qui ont le sens du rituel. À cette heure précise, les murs de l’immeuble vibrent au rythme de ses performances. Certains morceaux sont plutôt réussis, je l’admets, mais d’autres… disons qu’ils nécessitent un peu plus de pratique.

Mon couple de visiteurs, surpris, s’est arrêté net. Le mari a arqué un sourcil, la femme, elle, s’est tournée vers moi avec un regard interrogateur. En agent immobilier chevronné, j’ai enfilé mon plus beau sourire et entrepris d’expliquer la situation.

« Oh, ça ? Ne vous inquiétez pas, c’est… comment dire… l’ambiance sonore du quartier ! Vous savez, ce voisin est un véritable mélomane, et il offre des petits concerts tous les soirs à 18h. C’est un peu comme avoir un festival de musique privé, non ? » ai-je dit avec enthousiasme.

Le couple s’est regardé, mi-amusé, mi-intrigué. La femme a écouté un instant, puis a murmuré : « C’est original… » Mais j’ai bien vu dans son regard que “original” n’était pas forcément synonyme de “désirable”. J’ai senti qu’il fallait donner un coup de pouce à cette “caractéristique” du bien.

« Vous savez, certains voisins apprécient vraiment ces moments. Ça crée une certaine convivialité, une sorte de rituel quotidien. Certains applaudissent même à la fin ! Bon, d’autres… ferment leurs fenêtres, c’est vrai, mais c’est ce qui fait le charme de cet immeuble. C’est un petit supplément d’âme, unique. »

Pendant que je parlais, le concert s’est intensifié. Un enchaînement de notes aiguës a fait sursauter le mari, qui a alors discrètement ajusté la porte-fenêtre du balcon pour limiter un peu la cacophonie. J’ai enchaîné aussitôt, en insistant sur les doubles vitrages « ultra performants » qui « isolent parfaitement du bruit ».

Le récital s’est terminé brusquement, comme il avait commencé. Un dernier souffle désaccordé, puis plus rien. Mon couple d’acheteurs semblait à la fois soulagé et perplexe. J’ai glissé un dernier argument, avec un petit clin d’œil : « Et puis… si vous aimez la musique, qui sait, vous pourriez même demander un morceau à la carte. »

Ils ont ri poliment, mais je savais que ce petit concert improvisé resterait gravé dans leur mémoire, qu’ils achètent ou non l’appartement. Après tout, il n’est pas donné à tout le monde d’assister à une visite immobilière avec un accompagnement musical en direct !

Finalement, le voisin mélomane est devenu une sorte de signature sonore pour cet immeuble. Pas de clocher d’église ou de passage de train ici, juste un passionné de flûte traversière qui, chaque soir, nous rappelle que certains talents sont… encore en devenir.

Par Jules R.

Le perroquet annonceur

C’était par un jour ensoleillé lorsque arrivé sur une copropriété, j’ai commencé une visite d’appartement que j’attendais avec impatience. En entrant, j’ai immédiatement remarqué un détail particulier : un perroquet coloré perché sur une étagère dans le salon. Je n’avais pas été averti de la présence de ce charmant volatile, mais je me suis dit que cela pouvait ajouter une touche sympathique à la visite.

Dès que j’ai commencé à expliquer les caractéristiques de l’appartement, le perroquet a pris la parole, ou plutôt, il a commencé à répéter tout ce que je disais, avec une précision incroyable. Mes phrases étaient transformées en échos aigus. Au début, cela m’a amusé, et je pensais que mes visiteurs trouveraient cela charmant.

Mais rapidement, l’ambiance est devenue surréaliste. Chaque fois que je montrais un aspect de l’appartement, Charly, c’est le nom que j’ai décidé de lui donner, répétait mes mots, comme un écho bizarre. Je tentais de garder mon sérieux, mais c’était difficile. Les acheteurs, d’abord amusés, commençaient à se laisser emporter par les facéties de Charly. Ils riaient aux éclats, mais il était clair que le perroquet volait la vedette.

À chaque nouvelle pièce que nous visitions, Charly ajoutait une touche comique. Parfois, il s’agitait et battait des ailes, comme s’il voulait lui aussi présenter le balcon ou la cuisine. Cela devenait tellement ridicule que je ne savais plus si je faisais une visite immobilière ou si j’étais sur le point de donner un spectacle.

Pour couronner le tout, Charly a commencé à improviser, répétant des phrases qui n’avaient rien à voir avec la visite. Cela a amené l’absurde à un autre niveau. J’ai tenté de garder le cap, mais les clients étaient hilares et semblaient passer plus de temps à interagir avec le perroquet qu’à écouter mes explications sur l’appartement.

À la fin de la visite, après tant de rires et de surprises, mes clients ont décidé de faire une offre. Je n’étais pas sûr si c’était à cause des caractéristiques de l’appartement ou de la performance impromptue de Charly, mais je ne pouvais m’empêcher de penser que ce perroquet avait définitivement été un atout pour la vente. Après tout, qui aurait cru qu’un simple perroquet pouvait transformer une visite en un spectacle comique ?

Par Jules R.

Les échos du chantier

Lors d’une visite d’un appartement en cours de rénovation dans une copropriété, je suis arrivé avec un couple d’acheteurs très enthousiaste. L’appartement avait beaucoup de potentiel, mais alors que nous explorions les pièces, un bruit étrange a commencé à résonner à travers les murs.

Au début, je pensais que c’était juste le son des travaux. Mais à mesure que nous avancions, il est devenu évident que ce n’était pas que des bruits de marteaux et de perceuses. Les rires éclatants des ouvriers à côté commençaient à se faire entendre, accompagnés de commentaires et de blagues qui, disons, ne conviendraient pas à un dîner formel. Les murs avaient l’air de transmettre chaque mot, chaque éclat de rire, comme si les ouvriers étaient assis avec nous dans le salon.

Je tentais de garder une certaine contenance pendant que les acheteurs se regardaient, amusés et un peu gênés. Ils ne savaient pas si c’était le moment idéal pour rire ou pour faire semblant de ne rien entendre. Je leur ai dit que ce niveau d’humour « décalé » était peut-être la preuve que les ouvriers aimaient ce qu’ils faisaient.

Finalement, un des ouvriers a même commencé à chanter une chanson humoristique, et nous avons tous entendu un autre ouvrier rétorquer avec une blague sur les relations amoureuses, à laquelle tous les autres ont éclaté de rire. À ce moment-là, les acheteurs étaient presque hilare, et l’ambiance qui, au départ, était un peu gênante, est devenue une source de divertissement inattendue.

Je me suis mis à imaginer que ces échos du chantier seraient la bande-son de leur quotidien, un mélange de rires et de commentaires cocasses qui rendraient leur expérience de vie encore plus colorée. En souriant, j’ai tenté de les rassurer, en disant que vivre à côté de voisins aussi divertissants pourrait en faire un endroit mémorable.

À la fin de la visite, alors que nous quittions l’appartement, les acheteurs ont plaisanté en disant qu’ils espéraient que les futurs voisins continueraient à avoir autant d’humour, ou au moins à chanter de temps en temps. Cela a non seulement détendu l’atmosphère, mais a aussi ajouté une touche de légèreté à une visite qui aurait pu être tout à fait ordinaire.

Finalement, même si les travaux n’étaient pas terminés, je savais que les rires des ouvriers avaient déjà ajouté une belle dose de personnalité à ce nouvel endroit.

Par Jules R.