Souplex vigilance

Si dans l’immobilier, le souplex est la contraction de “duplex” et de « sous-sol”, permettant le plus souvent d’acquérir des m2 à un prix bien inférieur à celui d’un rez de chaussée, faut-il encore être particulièrement attentif à la présence d’équipements présentant potentiellement des risques.
Si dans le cadre d’un investissement immobilier destiné à la location de courte durée, Mme et Mr A. ont fait l’acquisition d’un souplex dans une copropriété de 5 lots principaux dans le quartier SAINT JUST du vieux Lyon, montée du Gourguillon juste en contrebas de la basilique de FOURVIERE, ils étaient bien loin d’imaginer les difficultés à venir.
Dans ce lot d’habitation vacant depuis plusieurs années, composé d’une première surface en rez-de-chaussée et d’une seconde en sous-sol (Ex caves), c’est donc cette dernière surface desservie en interne par un escalier métallique hélicoïdal, qui a été généreusement inondée suite à la rupture d’éléments vétustes du réseau d’évacuation des eaux usées et eaux vannes de l’immeuble, présents dans cet espace, qui lors d’un violent orage d’été, n’ont pas résisté à un énorme refoulement du collecteur communal.
Pour ce type de bien immobilier, on relèvera qu’il n’est pas suffisant de retenir l’attractivité de sa valeur vénale, il est de la plus haute importance d’identifier les éléments potentiellement à risque.

G. Reynier

Par Contributeur D.

Dépression à haut risque

C’est au cours d’une banale matinée de travail en 2005, que la Direction de la Régie M. syndic de copropriété d’un immeuble en R+2 en bordure de l’avenue Barthélemy Buyer 69005, reçoit un appel téléphonique du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS), signalant l’intervention sur site d’une unité pour combattre un incendie.
Arrivé sur les lieux du sinistre, Mr R. responsable du service technique de la Régie M. ne peut que constater l’ampleur des dégâts et la présence des pompiers ainsi que des forces de l’ordre, qui procèdent aux premières investigations d’usage.
L’interrogatoire mené par la police auprès des quelques personnes présentes au bas de l’immeuble, révèlera qu’il s’agissait là d’un acte intentionnel. Plus précisément c’est Mme G. jeune femme locataire, qui en instance de séparation et en présence à ses côtes de sa fille en bas âge, a tenté de mettre fin à ses jours à l’aide du gaz.
Si ce fait divers ô combien dramatique à nécessité après expertise d’importants travaux de remise en état des parties communes et privatives, fort heureusement il n’a été déploré aucun dommage corporel.
Au moment où Mme G. a été hospitalisée pour traiter son état dépressif, sa fille quant à elle a été recueillie par ses grands parents maternels.

Par Contributeur D.

Ascenseur guillotine

Au regard de la scéne qui s’est déroulée dans cet immeuble de type HAUSSMANNIEN dans le 6iéme Art de LYON, équipé d’un ascenseur rétro, il s’agit là d’un évènement à la fois dramatique et heureusement peu commun.

Tout commence par la présence sur l’immeuble de Mr J, qui au cours d’une matinée des années 90 rend visite à Mme B, copropriétaire d’un appartement au 3iéme étage.

Après que Mr J. ait actionné la sonnette pour annoncer son arrivée l’adorable chat de Mme B.. ayant profité de l’entrebaillement de la porte paliére de l’appartement pour investir la cage d’escalier, aussitôt Mme B et Mr J. se sont mis à rechercher le félin dans les parties communes de l’immeuble, sans résultat.

Pensant que le chat aurait pu tomber dans la cage d’ascenseur, c’est à la suite d’une escalade et penché au-dessus de la grille métallique de la cage d’ascenseur au niveau du palier du 3iéme étage, qu’accidentellement l’un des pieds de Mr J. déclenche l’appel de la cabine, qui en provenance du 5iéme étage, a eu un effet guillotine sur la personne de Mr J.

SI cet accident malheureusement mortel est survenu avant les décrets imposant une mise aux normes des ascenseurs, on ne peut que regretter leur parution tardive.

Par Contributeur D.

Une formule 1 verte pour pas chère

C’est une histoire qui se renouvelle chaque année en été : l’entretien des espaces verts !
Notre prestataire historique, avec un tarif datant du siècle dernier, est hyper concurrentiel. Cela n’empêche qu’il ton avec une formule 1…. En effet, il vient avec son équipe de 3 agents, et fait le job en un temps record et en particulier pour tondre le 1/2 hectare d’herbe autour des 3 bâtiments de notre résidence.
Les occupants de la résidence sont satisfaits ! La nuisance sonore des machines est de courte durée, les végétaux sont coupés au cordeau et rien ne dépasse. Le résultat se voit….. .
En effet, le résultat se voit : des zones passées à nue où seule la terre apparaît, l’herbe qui grille comme un poulet sur un tourne broche, et des racines d’arbres émergentes scarifiées !
Pour une société qui doit « entretenir » les espaces verts, je pense que mère nature peut trouver mieux comme allier.

Malheureusement pour elle, la copropriété en France est composée majoritairement de propriétaires d’appartements qui ne savent pas qu’ils sont aussi COPROPRIETAIRES. Ils n’ont donc pas conscience de la responsabilité induite, sur l’entretien des parties communes qui leur appartiennent aussi, et des devoirs qui s’imposent donc à eux. Du coup, pourquoi payer pour quelque chose qui appartient à d’autres ?
Les choix se font alors trop souvent sur le moins disant, et ça les prestataires en copropriétés le savent bien et vendent des prestations au rabais, avec un niveau de qualité médiocre. Mais peu importe, infiné ce sera la faute du bouc émissaire habituel : le syndic !

Cette société a été mise en concurrence avec une société connue pour ses compétences de naturaliste, d’animation de rencontres de voisins pour s’impliquer un peu dans leurs espaces verts en se les réappropriant, et avec une éthique de respect des végétaux. Mais le prix… toujours le prix a raisonné le conseil syndical à garder sa
Formule1 verte à bas prix !

Par Denis V.

Flambage des fermettes

Mme H., copropriétaire qui occupe un appartement au dernier étage d’un immeuble sis 230 Rue Vendôme 69003 LYON, construit en 1990, constate lors d’un violent orage d’été, la survenance d’une impressionnante infiltration d’eau au niveau du plafond de son séjour, provoquant ainsi de sérieux dommages au parquet.

Sans attendre Mme H. signale les faits à Mme R. gestionnaire de la copropriété, qui cette dernière confie à l’entreprise M. une mission en recherche/traitement du désordre à l’origine de cette infiltration d’eau.

Se portant sur les lieux, le dirigeant de l’entreprise M. rend immédiatement compte du résultat de ses recherches, en insistant sur le fait qu’à l’aplomb du séjour de Mme H. des tuiles sont tombées sur le sol des combles perdus, laissant apparaître au niveau de la toiture un trou béant d’environ 4m2, nécessitant au titre des mesures conservatoires le bâchage provisoire de la zone sinistrée.

En procédant aux investigations d’usage, le syndic de la copropriété assisté d’un homme de l’art, relève une sévère et inquiétante déformation des fermettes par flambage, entraînant par effet domino la rupture des liteaux sur lesquels reposent les tuiles ciment relativement lourdes.

Ce désordre peu banal dû, lors de la réalisation de l’ouvrage, à une mise en œuvre approximative des pièces de charpente (mauvais contreventement), n’étant plus couvert par le contrat d’assurance décennale de l’entreprise à l’origine des travaux et la police d’assurance dommages ouvrage souscrite par le promoteur, le syndicat des copropriétaires a été contraint et forcé de financer la totalité des travaux de remplacement de la charpente défectueuse.

Par Anonyme A.

Fenêtre de toit hors radar

Des infiltrations d’eau en provenance de la toiture d’un immeuble résidentiel, imposent aux copropriétaires la réfection complète de la couverture de la toiture.

C’est alors que Mme C. propriétaire de l’un des 92 appartements saisit cette opportunité pour lancer son projet portant sur l’installation d’une fenêtre de toit de type VELUX, afin d’augmenter l’éclairage zénithal de la mezzanine de son appartement.

Le devis établi au profit de Mme C. par l’entreprise B. adjudicataire du marché de travaux de réfection de la couverture de la toiture, ayant fait l’objet d’une délibération des copropriétaires réunis en assemblée générale ordinaire, Mme C. pleinement satisfaite de l’accord donné à son projet, à passé commande à l’entreprise B, qui au titre de son marché de travaux de réfection de la toiture, s’est appliquée à installer ladite fenêtre de toit et ce aux entiers frais de Mme C.

Si jusque là l’opération se présentait sous de bons hospices, à la demande du syndic, Mme C. n’a jamais été en mesure de faire état d’un dossier de demande préalable de travaux qu’elle était censée déposer auprès du service urbanisme de la commune. Et pour cause, Mme C. n’a pas jugé utile de se conformer au code d’urbanisme en vigueur.

Dans cette histoire, il faut retenir qu’en cas de vente de l’appartement de Mme C., l’acquéreur pourrait très bien, au regard de la jurisprudence, engager une action en révision (à la baisse) du prix de vente, au motif de la présence d’un vice caché.

Par Anonyme A.

Store banne danger

C’est à la suite d’une opération de réhabilitation énergétique exemplaire d’un immeuble résidentiel de 155 lots principaux, comprenant entre autre la réalisation d’une Isolation Thermique Extérieure (ITE), que sur présentation d’un devis Mme Mr I. ont passé commande à la société D. des prestations de remplacement du store banne vétuste, placé sur le balcon orienté Ouest de leur appartement situé au 4iéme Étage de l’immeuble en copropriété.

Conformément au délais d’intervention convenu, une équipe de la société D. se rend sur site et après dépose de l’équipement privatif existant, elle installe le nouveau store banne en utilisant plus ou moins d’anciens points de fixation, présents en sous-face de la dalle du balcon de l’appartement de l’étage supérieur.

Dans les jours qui ont suivi, qu’elle n’a pas été la surprise de Mme Mr I. quand, de leurs yeux ils ont vu le nouveau store banne se détacher et venir endommager l’ITE sur un retour de façade, qui juste 15 jours auparavant venait de faire l’objet de la réception des travaux prononcée sans réserve.

Si la société D a brillé par son absence à la réunion d’expertise, sa responsabilité civile (RC) à néanmoins été retenue, lui imposant la réinstallation du store banne, ainsi que la prise en charge de l’indemnité relative à la remise en état d’origine de L’ITE endommagé.

Par Anonyme A.

Copropriété Beaujolais Nouveau

C’est à l’initiative des copropriétaires de ce charmant et sympathique ensemble immobilier «LES FLORALIES» comprenant une dizaine d’appartements, que la tradition consiste à tenir l’assemblée générale annuelle dans l’immeuble le 3iéme Jeudi du mois de Novembre.

Qu’elle n’a pas été la surprise de Mr G. gestionnaire de cette copropriété, lorsqu’à son arrivée sur les lieux, il est accueilli par les membres du conseil syndical, qui lui proposent de se rendre dans le local commun situé au rez de chaussée, afin de déposer le filet de la table de ping-pong.

Si toutefois l’éclairage était un peu lugubre, l’attitude des copropriétaires ayant pris place autour de la table de ping-pong, apportait une ambiance bon enfant, peu commune.

Mr G. n’en était là qu’au début des surprises, car après avoir levé la séance de l’assemblée générale en soirée, la table de ping-pong à été investie pour faire place à une dégustation de Beaujolais nouveau, accompagnée bien évidemment de charcuterie Lyonnaise et de fromages des plus savoureux.

C’est ainsi que la tenue de l’assemblée générale programmée systématiquement chaque 3iéme Jeudi de Novembre, jour officiel de la sortie du Beaujolais nouveau, est un bon moyen de joindre l’utile à l’agréable .

Par Anonyme A.

Malversations profits indus

C’est dans une copropriété de 210 logements construite dans les années 90, que des investisseurs privés ont fait l’acquisition de studios en vue de leur location auprès d’étudiants.

Pour la gestion de cet ensemble immobilier c’est à la suite d’une opération de recrutement que la régie V. S. s’est attachée à confier le poste de gardien concierge à Mme A., qui après quelques mois d’activité à eu un comportement au-delà du raisonnable.

Dans un premier temps, au lieu d’occuper le logement de fonction (T3) mis à sa disposition sur site conformément à son contrat de travail, Mme A. n’a rien trouvé de mieux que de le louer à des individus au comportement peu recommandable pour améliorer ainsi ses revenus.

Dans un deuxième temps, sans pour autant se satisfaire de cette situation, Mme A. s’est autorisée à mettre à la location plusieurs studios à son seul profit et ce à l’insu de leurs propriétaires, qui ceux-ci éloignés géographiquement de la Résidence, étaient désespérés de voir que leur retour sur investissement, initialement annoncé par le promoteur, tardait à venir.

A la suite de sa prise de fonction dans le cadre d’une mutation interne, Mr R. de la Régie V. S. s’étant rapidement rendu compte des malversations, à mis la pression sur Mme A, qui après quelques mois en arrêt maladie pour dépression, a convenu de donner sa démission.

En suite, c’est au cours d’une assemblée générale ordinaire particulièrement houleuse, que la régie V. S. à toutefois obtenu le renouvellement de son contrat de syndic et au cours de laquelle Mr R. a annoncé avoir l’opportunité de faire appel à un ex-gendarme nouvellement retraité.

C’est ainsi qu’avec cette nouvelle recrue assistée de son épouse, que Mr R. a su remettre de l’ordre dans la résidence et redonner confiance aux copropriétaires.

Par Anonyme A.

Belle métaphore

À la suite de la consultation d’entreprises portant sur le ravalement des façades rue et cour, en assemblée générale le syndicat des copropriétaires retient l’entreprise C. F. et contrairement aux recommandations de Mr D. gestionnaire de la copropriété, vote un budget pour les seules façades sur rue, ceci pour des raisons d’économie.

Après l’obtention du dossier DP et l’exécution des travaux pour les façades côté rue durant 5 mois, alors que Mr D. assisté du maître d’œuvre procède à la réception des travaux en présence de l’entreprise, Mr V. copropriétaire membre du conseil syndical vient à prendre la parole pour demander à l’entreprise C. F. d’accorder une remise lors du décompte final de ses travaux.

Mr F. chef de l’entreprise C. F. rappelle à Mr V. que son offre avait été établie sur la base de l’ensemble des façades rue/cour conformément à la réglementation en vigueur, étant précisé que le coût des travaux des façades sur cour représentait 40% du montant global du projet initial.

C’est dans ce contexte que Mr D. gestionnaire de la copropriété se tourne vers Mr V. en utilisant la métaphore suivante :

C’est comme si pour ma tante âgée touchée par une incontinence d’urine, je vous demandais de m’établir une offre concernant la fourniture de protections pour une période de 12 mois et qu’en finalité sur la base de votre offre je ne prenais des protections que pour 5 mois. Pensez-vous alors que dans ces conditions vous accepteriez cette transaction ?

Mr V. copropriétaire, qui plus est pharmacien de profession s’est abstenu de tout commentaire et c’est ainsi que sa demande a été classée sans suite.

Par Anonyme A.