Voiture volante… et atterrissage dans ma copropriété !

Il y a des appels que l’on reçoit en tant que gestionnaire de copropriété et qui commencent de façon assez inhabituelle :
« Bonjour Madame, vous êtes bien le syndic ? Il y a une voiture qui vient de tomber dans la copropriété… » 😳

Une voiture dans la copropriété ? Pourquoi pas…

Mais en arrivant sur place, j’ai vite compris que nous étions très loin du simple stationnement gênant. 😅

La voiture avait quitté la chaussée, franchi la clôture et fait un véritable vol plané au-dessus du talus avant d’atterrir plusieurs mètres plus bas, dans les espaces verts de la résidence.

Et sa course s’était arrêtée à quelques mètres seulement des fenêtres des cuisines des appartements du rez-de-chaussée… face à des résidents tranquillement en train de cuisiner ! Autrement dit, les habitants du rez-de-chaussée auraient difficilement pu rêver d’une vue plus insolite depuis leur cuisine…

Une voiture garée dans leur jardin ! 🙈

Pendant quelques secondes, la question qui m’est venue était simplement : « Mais… comment est-elle arrivée jusque-là ? » 🤔

Et juste après : « Mais comment va-t-on la sortir de là ? » 😳

Heureusement, plus de peur que de mal pour la conductrice, qui aurait confondu l’accélérateur et le frein.

Sur place, il a fallu rapidement sécuriser les lieux, coordonner les différents intervenants — merci les pompiers ! 👨‍🚒 — gérer les premières démarches liées au sinistre et aux assurances… et répondre aux nombreuses questions des riverains, forcément intrigués par ce spectacle pour le moins inhabituel. 👀

Cette journée m’a une nouvelle fois rappelé que le métier de syndic ne se résume pas aux assemblées générales, aux budgets, aux devis et aux mails.

Il y a aussi l’imprévu, l’urgence, la gestion de crise et beaucoup d’humain. 🤝

Et parfois, des situations qu’aucune formation ne vous apprend à gérer.

Parce qu’en copropriété, après les infiltrations, les ascenseurs en panne et les conflits de voisinage…il peut toujours y avoir une voiture qui décide de prendre son envol.

Et celle-là, je ne suis pas près de l’oublier ! 😄

Par Caroline L.

Au bout de deux ans…

Courrier reçu longtemps encadré dans une salle de repos :

“Monsieur BO……,

Cela fait 2 ans que je suis copropriétaire,
Cela fait 2 ans que vous êtes mon Syndic,
Cela fait 2 ans que vous m’appelez des charges tous les trimestres,
QUAND CELA VA-T-IL CESSER ? “

Par Stéphane B.

Le mystère de l’odeur du palier

Hier, je devais simplement réceptionner un chantier de peinture des portes d’ascenseur. Simplement…

À peine arrivée dans les parties communes de la copropriété, une odeur nauséabonde me saute au nez.
Le chantier peinture est aussitôt passé au second plan. Me voilà partie en mode détective pour retrouver l’origine du problème.

Et là… découverte du “cadeau” : quelqu’un avait déféqué entre deux portes des parties communes. 💩
Bon… il n’y avait plus qu’à trouver une entreprise de nettoyage pour intervenir rapidement.

Sauf qu’on est début août.
Les entreprises sont en vacances, les plannings sont pleins, et personne ne peut intervenir dans l’immédiat.

Résultat ? Il a fallu patienter plusieurs jours, le temps que notre entreprise habituelle, qui assure l’entretien des parties communes, passe comme prévu.

On dit souvent que le gestionnaire de copropriété est juriste, comptable, médiateur, technicien…
On oublie juste de préciser qu’il doit parfois improviser une gestion de crise… pour des situations qu’aucune fiche de poste n’aurait osé imaginer. 😅

Le quotidien d’un gestionnaire de copropriété est parfois… surprenant.

Par Aurore R.

Le local poubelle

Dans notre métier de gestionnaire de copropriété, il existe un endroit où l’on n’entre jamais complètement serein.

Le local poubelle.

Hier soir, je devais justement y faire un inventaire avec une membre du conseil syndical. À peine arrivées devant la porte, elle me glisse, mi-sérieuse, mi-inquiète :

— « Vous êtes sûre qu’il n’y a pas de rats ? »
Jusque-là, je ne m’étais pas posé la question.
Mais une fois le mot prononcé…Impossible de penser à autre chose.

Je pose la main sur la poignée. Elle fait un discret pas en arrière. Je l’ouvre lentement.

Silence.

Personne.
Enfin… presque.

Quelques toiles d’araignées avaient manifestement élu domicile depuis un certain temps.
L’aspirateur était hors service.
Le balai n’était plus qu’un manche.
La tête de loup… avait perdu la tête.
Et la serpillière semblait avoir rendu les armes depuis bien longtemps.

Nous étions venues faire un inventaire.
Nous avions surtout découvert un véritable cimetière du matériel d’entretien.

Je regarde la conseillère. Elle me regarde. Puis nous éclatons de rire.

Le fameux rat n’était jamais venu.
En revanche, le matériel, lui, semblait avoir traversé toutes les guerres.

On parle souvent du métier de gestionnaire de copropriété à travers les assemblées générales, les budgets, les sinistres ou les travaux.
Mais on oublie ces moments improbables.
Ces expéditions dans les caves, les combles, les locaux techniques…
Et ces portes que l’on ouvre avec une légère appréhension, sans jamais savoir ce qui nous attend de l’autre côté.

Finalement, ce soir-là, nous n’avons croisé ni rat, ni souris. Seulement un aspirateur à bout de souffle, un balai amputé, un loup décapité…
…et un fou rire qui, lui, était en parfait état de fonctionnement.

Par Aurore R.

Même la neige, c’est pour le syndic ?

Assemblée générale. La réunion se déroule normalement.
Questions sur les comptes, quelques devis, un contrat d’entretien…
Puis un copropriétaire demande à consulter le cahier des charges de l’entreprise qui assure l’entretien des parties communes. Je sors le document.

Il date de 2016, mais les missions sont toujours les mêmes.

Je commence à expliquer son contenu lorsqu’une voix s’élève au fond de la salle :
— “Lors du dernier épisode neigeux, je n’ai vu ni le syndic, ni vous-même déneiger le trottoir de la résidence.”

Silence.

Pendant quelques secondes, j’imagine la scène :
6 heures du matin.
Le téléphone dans une poche.
Le carnet d’interventions dans l’autre.
Un gilet fluorescent sur le dos.
Une pelle à neige à la main.
À courir d’une résidence à l’autre avant l’ouverture du bureau.

L’image est tellement absurde que je manque d’en sourire.

Je reprends alors calmement :
— “Heureusement pour vous… ce n’est pas le syndic qui déneige.”

Le cahier des charges concernait bien l’entreprise d’entretien.
Comme aujourd’hui encore, c’est le prestataire mandaté qui intervient lorsque les conditions météo l’exigent.

Cette anecdote m’a fait sourire. Pas à cause de la neige. Mais parce qu’elle résume parfaitement notre métier. Le syndic est devenu, dans l’imaginaire collectif, celui qui devrait tout faire.

Gérer les comptes.
Répondre aux urgences.
Organiser les travaux.
Régler les conflits.
…et, visiblement, tenir la pelle lorsque l’hiver arrive.

Depuis, chaque fois qu’il neige, je repense à cette assemblée.
Et je me demande toujours combien de copropriétaires imaginent encore leur syndic partir à l’aube déneiger les trottoirs.

Par Aurore R.

Le suspect

Un matin, plusieurs copropriétaires de la même résidence m’appellent à quelques minutes d’intervalle.

Tous me décrivent le même homme. Il sonne à toutes les portes, prend des notes et regarde les boîtes aux lettres.

L’un d’eux ajoute même :
— En plus, il a un tournevis.

J’avoue que je commence à m’inquiéter. Le président du conseil syndical descend voir ce qui se passe. Il me rappelle cinq minutes plus tard.
— C’est bon, on l’a trouvé.

Je lui demande :
— Alors ?

Il éclate de rire.
— C’est le facteur.

Il distribuait des recommandés. Comme personne ne répondait, il notait les absents pour repasser. Quant au tournevis, il s’en servait simplement pour refermer une boîte aux lettres dont la serrure était cassée.

Quelques heures plus tard, je me suis dit que ce pauvre facteur avait dû se demander pourquoi autant de rideaux bougeaient sur son passage.

Par Aurore R.

Guerre de territoire ou droit de passage ?

Paco le chat a décidé que tous les balcons de la résidence faisaient partie de son territoire…

Cette semaine, parlons d’un sujet qui prête à sourire… mais qui révèle une vraie problématique de la vie en copropriété.
Un chat a pris l’habitude de se promener de balcon en balcon pour rendre visite aux voisins.
Certains résidents l’adorent. D’autres trouvent la situation envahissante.
Alors, qui a raison ?

En France, un chat n’a pas de droit de passage.
Son propriétaire reste responsable si l’animal provoque des nuisances, des dégradations ou s’introduit régulièrement chez les voisins.
Mais derrière cette histoire se cache une question beaucoup plus intéressante.

Comment vivre ensemble quand chacun possède sa propre définition du « raisonnable » ?

Car en résidence, les conflits ne commencent pas toujours par de grands désaccords.
Ils naissent souvent de petites habitudes du quotidien :
· Un chat qui traverse les balcons
· Une plante qui déborde
· Un vélo laissé dans les parties communes
· Une musique un peu trop forte
Et pourtant, ces petites situations peuvent devenir de véritables opportunités pour recréer du dialogue.

Le véritable enjeu n’est pas de chercher un gagnant ou un perdant.
Le véritable enjeu est de construire une culture du respect mutuel et du bien-vivre ensemble en résidence.

Par Vicky S.

✨️ Une résolution non inscrite à l’ordre du jour 🙏✨️

Ce soir, j’ai eu une belle preuve que la bienveillance existe encore.
N’ayant pas trouvé de mode de garde, j’ai demandé si je pouvais exceptionnellement venir à une assemblée générale accompagnée de mes filles. La présidente du bureau a accepté sans la moindre hésitation avec beaucoup de compréhension.
L’AG s’est très bien passée et la soirée s’est terminée autour d’un apéro dînatoire dans une ambiance conviviale (et un plouf dans la piscine pour la plus grande – chanceuse 🤗)
Dans notre métier de syndic, on parle souvent des difficultés et des tensions que l’on rencontre chaque jour. Mais il y a aussi ces moments qui font du bien et qui rappellent que derrière les dossiers et les situations compliquées, il y a avant tout de l’humain.
Alors ce soir, j’avais simplement envie de remercier les personnes qui font preuve de compréhension, de confiance et de bienveillance 🙏
Ça paraît parfois anodin mais ça change beaucoup de choses. Et franchement, ça fait du bien! ✨
#Syndic #Copropriété #Immobilier #Bienveillance #AixenProvence #CGImmobilier #Relationhumaine

Par Sylvie H.

🤓 Un locataire ivre qui fait pipi dans la rue… c’est de la faute de l’agence immobilière.

VOUS LE SAVIEZ ?
Moi non ⁉️

📩 Mail du syndic. Objet : Plainte concernant votre locataire.

Notre locataire serait rentré un peu… beaucoup… bon d’accord très joyeux d’une soirée et aurait décidé que l’entrée de l’immeuble était l’endroit idéal pour une pause technique.

Évidemment, une voisine passe par là.

Choquée.

Elle dépose une main courante.

Signalement au syndic.

Et le téléphone commence à chauffer de partout . 🤯
Présomption d’innocence du locataire on l’appelle .
Franchement, il y a des coups de téléphone qu’aucune école immobilière ne prépare. Allez dire à un locataire qu’il a montré son wistiti à une voisine .

— Bonjour Monsieur, avez-vous tendance à rentrer de soirée et à faire pipi devant votre immeuble ?

— Moi ? Impossible. Je ne me souviens de rien. Ce n’est pas mon genre de toute façon . Cela fait 15 ans que je suis locataire chez vous je n’ai jamais causé de soucis ( oui c’est vrai sur ce point )

Il avouera avoir été en état d’ébriété .

Bon. On fait quoi avec ça ?

Bah comme dans tout bon film, il faut un responsable.

Et ce responsable…C’est l’agence.

Le propriétaire :« Comment vous avez pu me mettre un locataire pareil ? »
Excellente question. Étrangement, il ne m’avait pas signalé ce point dans son dossier locatif .

Je prends note pour la prochaine sélection des dossiers.
Revenus.
Garants.
Pièces d’identité.
Contrat de travail.
Et aptitude à retrouver ses toilettes après un apéro.

Je vous passe les insultes, les appels et les explications de la journée.

Mais ça me fait toujours sourire quand j’entends :
« La gestion locative ? Vous encaissez les loyers et c’est tout. »
Bien sûr.

Et parfois, accessoirement, on se retrouve médiateur dans des histoires qu’aucun scénariste n’oserait inventer.

Vous voulez investir pour être tranquille ?
Le syndic est mécontent.
La voisine est choquée.
Le propriétaire est furieux.
Le locataire ne se souvient de rien.

Et l’agence ?

L’agence cherche encore à quel moment elle est devenue responsable de l’appareil urinaire des locataires.

Une journée parfaitement normale pour moi .
Les galères locatives, c’est mon métier. 😉
FIN DE CET EPISODE .

Par SABRINA B.

C’est ceux qui parlent le plus qui en font le moins

Une histoire vraie sur l’engagement collectif…

Lors de notre assemblée générale de copropriété, une résolution concernant deux nouveaux contrats pour l’entretien des espaces verts de notre résidence est présentée à l’ensemble des copropriétaires.
Cette proposition fait suite à la décision du conseil syndical de mettre fin au contrat de l’ancien prestataire.

Très vite, plusieurs copropriétaires interviennent :
“On pourrait le faire nous-mêmes entre voisins, cela ferait faire des économies à tout le monde”.

Je réponds alors :
Très bonne idée. Qui serait prêt à participer ?
Quelques mains se lèvent. Je mémorise les visages.

Le vote tombe :
Aucun vote pour l’adoption de la résolution concernant ce nouveau contrat.
Je décide alors d’organiser l’action.

Un message est affiché sur nos espaces de communication de la résidence et un mail est envoyé aux copropriétaires :
Merci de nous contacter pour participer dimanche à 11 h à l’entretien des espaces verts.

Résultat le jour J.

3 personnes présentes :
– Deux copropriétaires résidents
– Un locataire et moi

Mais où étaient passées toutes ces mains levées lors de l’assemblée générale ?
Une piqûre de rappel est envoyée pour la prochaine participation.
Et le résultat est le même.

La moral de l’histoire : c’est souvent ceux qui parlent le plus qui en font le moins.

Lors de l’assemblée générale suivante, un contrat a finalement été adopté par la majorité.

Vicky S.

Par Vicky S.